LE JOURNAL DE JONATHAN HARKER

D’après Dracula de Bram Stoker. Création Commune Idée 2018-2019

SYNOPSIS

Jonathan est un jeune notaire anglais envoyé en Transylvanie pour conclure l’acte de vente d’une propriété non loin de Londres. Dracula, désireux de se mêler à la vie anglaise sans être trahi par son accent étranger a besoin de Jonathan pour parfaire ses connaissances et sa maîtrise du langage. Il le retient alors dans son château. Progressivement, Jonathan va découvrir la véritable nature de son hôte, et comprendre qu’il est prisonnier ; Dracula est le maître du jeu.

 

PRINCIPES ARTISITIQUES

Pièce pour un comédien, un graphiste et un musicien (musique électro).

Le Journal de Jonathan Harker convoque à nouveau les singularités de Matthieu Farcy et ses connaissances du travail en studio, celles de la voix. Sur scène, le comédien interprète le rôle de Jonathan Harker en réponse à la voix enregistrée de Dracula.

La musique diffusée et jouée en direct, lui donnant la valeur d’un personnage, accompagne les tensions, dépressions et moments d’euphories de Harker.

JarOd Doe improvisera en direct les graphismes afin de donner à voir une interprétation, selon son inspiration, du contenu du journal de Harker (diffusion écran).

NOTE D’INTENTION

Le journal de Jonathan Harker constitue l’introduction du roman Dracula de Bram Stoker, paru en 1901.

Cette partie de l’histoire n’a jamais été entièrement exploitée dans les différentes adaptations du roman, y compris dans le Dracula de Francis Ford Coppola. Pourtant elle en dit très long sur le vampire, son mode de vie, son château. Un personnage manipulateur qui n’hésite pas à se déguiser et se faire passer pour son serviteur pour ses besoins de mise en scène.

Stratégies, manipulations, séduction, faux-semblants… Nous nous intéressons aux rapports entre le monstre et sa proie. Un jeu mortel du Chat et de la souris, tel que nous le raconte Jonathan, faisant de la scène son « journal. »

Dans cette adaptation, nous ne rencontrerons jamais Dracula qu’à travers sa voix, omniprésente, et les quelques descriptions apportées par le notaire. La « main de Jonathan » (Jarod Doe) illustre les propos que Joathan nous rapporte sur scène en même temps qu’il les vit.

Hélène Cabot, Matthieu Farcy

 

DISTRIBUTION

Hélène Cabot, Mise en scène

Comédienne après des diplômes en études théâtrales  à Paris Censier Sorbonne Nouvelle. Elle travaille avec les compagnies Catherine Delattres et Un train en cache un autre. C’est dans son travail en lien avec la plasticienne Laure Delamotte Legrand qu’elle s’ouvre aux performances et à la danse. Elle codirige la compagnie un train en cache un autre de 1998 à 2017 et participe aux créations de la compagnie mêlant théâtre, vidéo et arts plastiques.

Elle se rend en Belgique (Anvers) 2003/2004 pour y suivre le travail du metteur en scène Koen de Sutter et approcher le spectacle vivant Belge.
En 2005 elle travaille avec le chorégraphe Sylvain Groud (MAD compagnie) jusqu’en 2010.

Puis, Hélène se penche sur le théâtre forum en travaillant avec le dispositif culture à l’hôpital et met en place des immersions dans différents établissements publiques ou privés. Elle co-met en scène avec Alexis Armengol le spectacle Au bord de L’assiette, commande de la Foudre Scène Nationale (76) et travaille plus récemment avec Marie Hélène Garnier et la Compagnie la Dissidente.

Aujourd,hui, Hélène est directrice artistique et metteuse en scène dans le collectif Commune idée, collectif Rouennais créé en 2015. Elle mêle le théâtre et le mouvement dans un univers musical et sonore. Elle s’intéresse aux enjeux de l’accessibilité naturelle dans ses créations.

 

Matthieu Farcy, Interprète

Comédien, il interprète à la scène les sept personnages du spectacle radiophonique « Un frisson de peur et d’angoisse » mis en scène par Hélène Cabot.
A l’écran, il fait ses premiers pas en doublage sous la direction de Catherine Lafond dans la série « The Long Road Home » et interprète le rôle principal de la série animée « Next Stop » en cours de production chez Zeilt productions (Luxembourg), dont le pilote a reçu le prix du CARTOON 360 de Lille en 2018. Son créateur, Laurent Witz, a reçu l’OSCAR du meilleur court-métrage d’animation en 2014.

 

Jarod Doe, Illustrations

Professeur de français et de géographie, JarOd se découvre une passion pour l’art graphique et la poésie en 2014. Son art est une sorte de « chaos organisé », une infinité de traits, abstraction ou figuratif, tout dépend du sujet et du moment.
Aujourd’hui il est résident au Terminal 37 (Rouen) où se trouve son atelier. Il a exposé à Deauville (Galerie La Bohème), Saint-Jaques sur Darnétal et prépare actuellement une expo personnelle à l’Usine (espace co-working à Rouen). Il peut passer du graphisme à l’écriture et inversement.
En 2017, son recueil de poèmes et dessins De l’aube claire jusqu’à la fin du jour est publié chez Cogito.

 

Stan sur scène, Lumière

Passionné depuis l’adolescence par les techniques du spectacle vivant, il intègre l’académie théâtrale puis compagnie Pierre Debauche, où il incarnera les personnages de Racine, Shakespeare, Audiberti, Wedekind. Suivront des projets « hors-les murs-du-théâtre », dans des sites patrimoniaux, où il associera sa passion pour l’Histoire, sa formation d’animateur touristique et son expérience de comèdien-chanteur, en représentant, in situ, de courtes pièces inédites sur les personnages ayant vécus dans les lieux.

Mais c’est à Paris qu’il va aiguiser son intérêt pour la lumière de spectacle en accueillant des éclairagistes comme Gaëlle De Malglaive, Jacques Rouveyrollis, Dominique Borrini, Armand Jung, François Menou, Orazio Trotta.

En Normandie, ce sont des artistes qui font appel à ses lumières comme Lady Arlette, l’ensemble Octoplus ou Hélène Cabot avec qui il collabore régulièrement.

Musique électroacoustique, en cours de distribution

EXTRAIT

« 5 mai. Au château.
J’ai beaucoup de choses étranges à raconter. Me voici plongé dans un océan de doutes et de craintes. Je suis en proie à une foule de sentiments contradictoires. Je n’ose même pas m’avouer franchement que j’ai peur. 
Dans la nuit, la cour me paraît d’une dimension impressionnante. De chaque côté, différents passages conduisent vers des arches immenses. Je me trouve près d’une porte très ancienne, recouverte de gros clous de fer, je remarque confusément que l’encadrement de cette porte est de pierre massive, sculptée, mais très usée par le temps et les intempéries. Je reste là, un peu indécis, me demandant ce que je dois faire : aucune sonnette ni aucun marteau pour avertir de ma présence. Je peux essayer de crier, mais il est bien peu vraisemblable que l’on m’entende au-delà de ces murs épais et de ces fenêtres dissimulées dans les ténèbres.
Devant qui vais-je me trouver? Dans quelle sinistre aventure me suis-je inconsidérément embarqué? Ce n’est pas là un incident habituel dans la vie d’un notaire qui vient pour négocier avec un inconnu l’achat d’une propriété aux environs de Londres. »

À propos de l'auteur: Hélène Cabot